Gratuit Paris mai 68 - Le chêne qu'on abat (lecture / théâtre de reportage) Bruxelles

Imprimer votre affiche
Date de publication: 30/04/2018
Date de modification: 07/05/2018
  • Adresse: Saint-Gilles, Bruxelles, Bruxelles, Belgium

Théâtre de reportage - Texte de Christian Druitte
Avec Noémie Dujardin, Allan Bertin, Valentin Demarcin, Benoit Janssens et Hugo Messina


« Paris, Mai 68 / Le chêne qu'on abat », une autre approche des événements qui ont ébranlé le régime ; une pièce à quatre personnages, Lui, Pompidou, Peyrefitte, le ministre de l’Éducation et Massu, le militaire bourru mais fidèle... Et le regard amusé d’une étudiante qui éprouve l'ivresse d’une liberté trouvée dans un monde en train de changer.

***

« Oh, quel farouche bruit dans le crépuscule
Les chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule
Les chevaux de la mort se mettent à hennir
Et sont joyeux car l'âge éclatant va finir... »
Victor HUGO - Le Tombeau de Théophile Gautier

Au lendemain de la mort du général de Gaulle, survenue en novembre 1970, André Malraux publie un ouvrage consacré à des conversations avec l'ancien chef de l'État dans sa retraite de Colombey-les-Deux-Églises.
Son titre, « Les Chênes qu’on abat » est fort opportunément un fragment du poème de Victor Hugo consacré à la mort de Théophile Gautier.
Les chênes qu'on abat... Le brutal écroulement de la force sous les coups de cognée des bûcherons.
Image symbolique sinon de la mort de la fin de la toute-puissance.
Vivant comme reclus depuis quelques mois dans sa retraite volontaire des lointains confins de l'Aube, le Général n'a pas survécu à son naufrage politique provoqué par la marée contestataire de Mai 68.
Le chêne a été abattu... Définitivement lorsque la vie a suspendu son cours mais déjà une première fois dans la chaleur orageuse de Mai ; dépassé par une révolte étudiante qui a fini par enflammer la France toute entière avant de la paralyser dans une grève générale, décontenancé par le désamour qui semble s'être installé entre lui et les Français...
Malgré l'aura de son image historique, deux fois sauveur de la Nation, convaincu de sa prédestination à conduire la France vers les sommets, il se retrouve quasi seul à l’Élysée à quelques centaines de mètres des bruits des émeutes successives...
Presque coupé de tous, même de certains de ses ministres qui ne l'écoutent plus que d'une oreille distraite...
De moins en moins en phase avec Georges Pompidou, son Premier ministre fort de son esprit libéral et de son sens de la négociation et de la concession pour régler la crise avec les étudiants d'abord, réouverture de la Sorbonne fermée par décision présidentielle et avec les syndicats ensuite, les accords de Grenelle.
Dix ans, ça suffit... De la rue, des échos lui parviennent... L'homme providentiel de Juin quarante est désormais un vieillard conspué.
Une tragédie se joue sous les lambris dorés de l’Élysée... Tel le roi Lear, tragique héros de Shakespeare, le vieux souverain mesure que sa voix ne porte plus, que son image est ternie et que les Français ne l'aiment plus.
Hanté par les fantômes de la Quatrième République qu’il a réduits au rancart, obnubilé par la toute-puissance du Parti communiste, la Connétable doute.
Théâtral, il organise sa disparition pour vingt-quatre heures, le temps d'aller voir en Allemagne si l'armée d'occupation lui resterait fidèle au cas où l'émeute deviendrait révolution.

***

Pas d'anniversaire sans cadeau !

Le Poème 2, qui fête ses 50 ans, invite à l'occasion des lectures en mai (les mardis 8 - 15 - 22 - 29 à 19 heures) autour de l'évocation de mai 68, « Le Chêne qu'on abat », un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître, toutes les personnes nées après 1968 !

Et à tous, à chacune et à chacun, le verre de l'anniversaire offert !


Date de l'événement: 08/05/2018
Public: Adultes
Durée: Du 08/05/2018 au 29/05/2018

Contacter l'annonceur Partager Voir les publications de cet annonceur

Annonces associées